Lycées bloqués à Perpignan : 14 interpellations, le préfet interpelle les parents
Blocages, cours suspendus et heurts avec les forces de l’ordre : la mobilisation lycéenne du jeudi 1er octobre s’est soldée par 14 interpellations, dont 4 gardes à vue. Le préfet des Pyrénées-Orientales s’adresse désormais directement aux familles.

Bilan de la journée : 14 interpellation
Quatorze personnes ont été interpellées au cours de la journée du jeudi 1er octobre, et quatre d’entre elles placées en garde à vue. Un jeune homme, jusque-là inconnu des services de police, devait être jugé dès le lendemain, vendredi 2 octobre, pour violences aggravées.
Deux blessés sont à déplorer : une lycéenne, touchée à la tête, et un gendarme mobile, atteint par un projectile.
Une matinée sous tension
Tout a commencé vers 8 heures, avec des rassemblements devant les établissements. Les lycéens se sont ensuite éparpillés dans la ville en petits groupes. Si la plupart des manifestants sont restés pacifiques, plusieurs incidents ont émaillé la matinée.
Poubelles incendiées devant le lycée Picasso, tirs de mortiers d’artifice, abribus dégradés : les débordements se sont multipliés. Au lycée Maillol, des jeunes ont tenté de pénétrer dans l’établissement, tandis que des projectiles ont été lancés aux abords du lycée Marillac, avenue Dalbiez. Les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises, en faisant usage de gaz lacrymogène et en effectuant des tirs de LBD en l’air.
Le préfet mise sur l’autorité parentale et le dialogue
En fin de journée, le préfet des Pyrénées-Orientales a directement interpellé les familles des mineurs arrêtés, les appelant à « exercer effectivement l’autorité parentale ». Il a également assuré que le dialogue restait ouvert : en lien avec la directrice académique, les conseils de la vie lycéenne et les conseils d’administration des lycées concernés doivent se réunir rapidement pour permettre des échanges avec les représentants des élèves.
Les parents d’élèves inquiets
Plus tôt dans la journée, la FCPE 66 avait de son côté lancé un appel au calme et à la responsabilité de tous. Dans un communiqué, la fédération de parents d’élèves a fait part de sa forte inquiétude face au risque d’escalade, et a demandé qu’une solution pacifique soit trouvée au plus vite. Pour l’association, ni la violence ni la répression ne permettront de construire l’avenir des jeunes.
Source : ICI Roussillon